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Quand “avoir de l’impact” ne veut pas dire la même chose

  • Photo du rédacteur: Laurent Spilliaert
    Laurent Spilliaert
  • 23 janv.
  • 2 min de lecture

« Je veux avoir plus d’impact. »


C’est souvent comme ça que ça commence.


Dans le cas dont je veux parler ici, “l’impact” semblait évident.

Aligner un collectif. Faire converger un CODIR et des opérationnels. Réussir là où les jeux politiques, les intérêts divergents et la fatigue relationnelle rendent tout plus épais.


Sur le papier, le sujet est clair.

Dans la réalité… beaucoup moins.



Quatre niveaux possibles


En coaching executif, j’observe souvent que le mot impact recouvre plusieurs niveaux, qui ne se contredisent pas, mais ne se travaillent pas de la même façon.


  • Il y a l’impact visible : décisions prises, messages compris, alignement affiché.

  • Il y a l’impact relationnel : la qualité des échanges, la fluidité entre les acteurs, la diminution des jeux.

  • Il y a l’impact postural : la place que je prends, l’autorité que j’incarne, la clarté de mon leadership.


Et puis il y a un quatrième niveau, plus discret, souvent moins avoué:


Le niveau intérieur


Dans ce coaching, très vite, la personne n’a pas parlé de stratégie.

Ni même de posture.


Elle a parlé de tranquillité intérieure.

De la fatigue de devoir s’ajuster en permanence.

Du coût invisible à “faire tenir” le collectif.

De cette sensation de justesse fragile, qu’on sent… mais qu’on doute parfois d’incarner pleinement.


Ce n’était pas un retrait.

C’était une lucidité.


Car quand l’impact extérieur se paie au prix de soi, quelque chose finit toujours par se désaligner.



Clarifier le bon niveau change tout


À partir de là, le travail n’était plus :

comment avoir plus d’impact sur les autres,

mais :

comment rester profondément alignée et tranquille, même quand l’impact est attendu.


Le collectif n’a pas disparu du coaching.

Il est devenu le terrain, pas la finalité.


C’est souvent à cet endroit que le coaching bascule :

quand l’on cesse de traiter l’impact comme une performance,

et qu’on commence à le considérer comme une conséquence.


Une boussole intérieure


Avec le temps, je me pose une question très simple quand un coaché me parle d’impact :


Qu’est-ce que ce coaching doit absolument protéger pour vous : le résultat, la posture… ou votre paix intérieure ?


La réponse dit presque toujours où commencer.


Et parfois, comme ici, elle dit aussi quelque chose de plus large :

qu’un leadership mature ne cherche plus à convaincre à tout prix,

mais à rester juste, même au cœur de la complexité.


C’est souvent là que l’impact devient… durable.

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